



villes d’amour, photogrammes vidéo installation
ADAGP Paris 2010
Projet en cours
Toujours attiré par les grandes villes, de 7 à 11 ans, j'avais dessiné, sur des planches, des villes imaginaires, où tout se construisait autour des mélanges, un building à côté d'une architecture XIX°, des quartiers chauds auprès de quartiers résidentiels. Une circulation intense, et la cohabitation de différents types de communautés. Une centaine de planches constituaient ces villes imaginaires, utopiques, où les langues, les différents cultes cohabitaient en harmonie.
Depuis une dizaine d'années, je ne voyage jamais sans une caméra qui fait office de carnet de croquis, et comme à l'habitude je « filme » sans savoir ce que pourraient devenir ces images.
Mon travail se construit à travers le temps et l'espace, m'est donc venue l'idée, au travers de douze vidéos d’exprimer ce que je ressens physiquement dans les grandes métropoles, non comme espaces de flâneries, mais comme espaces de réflexion.
Les villes qui ont été filmées sont New York – Chengdu - Tel-Aviv – Londres – Madrid – Paris – Málaga - Philadelphie ; d’autres images, sur Tanger, ma ville natale, qui a longtemps été une cité au statut international ; en même temps qu’au lendemain de l'indépendance, elle le perdait et nous avons malheureusement perdu aussi la possibilité de vivre dans une cité composite. Mais, j'ai eu la chance de vivre, de connaître les derniers vestiges d'une époque révolue, où « les gens étaient à l'attente d'un train qui n'arrive jamais », comme disait Paul Morand.
Au cours de ces voyages, grâce à ces images qui se superposent, se juxtaposent, dans ma pensée, grâce aux lignes architecturales diverses qui se côtoient, aux populations qui cohabitent, j'essaie de donner une image de ce qu'aurait pu être une cité internationale, ville imaginaire, comme sur les planches perdues de mon enfance.